Actualités - La Com dans l'Ouest / Mdias
Le 06/11/2009
Feuilleton Nantes 7 : l'éclairage de Laure Bezault, directrice de la rédaction de Nantes 7
« Le feuilleton NANTES 7 anime depuis le 18 août, date du dépôt de bilan de la chaîne, l’actualité médiatique locale. Comme tout feuilleton, il comporte son lot de rebondissements au gré des alliances, de personnages hauts en couleurs, de mystères et d’ombres. Pour les observateurs, il est donc particulièrement délicat d’y voir clair !
En tant que salariés de cette chaîne, nous en sommes les victimes, les acteurs et parfois même les scénaristes. Une partie des salariés de NANTES 7 porte aujourd’hui un projet de reprise. Ils sont motivés par l’aspect social : ils estiment pouvoir conserver 15 postes, contre 11 pour le projet porté par Télénantes. Ils considèrent aussi que la télévision locale a un avenir si elle se recentre sur l’information et si elle s’appuie sur d’autres sources de développement : la téléphonie mobile, l’internet 2.0, … Télénantes juge de son côté que le modèle économique de la télévision locale doit être mixte (financements publics-privés) et que le canal ne peut rester partagé à terme.
Mon objectif, ici, n’est pas de vous donner mon point de vue sur ces deux projets. Il est de rétablir la vérité sur certains éléments importants. On a pu lire que les salariés de NANTES 7 sont « hostiles au projet de Télénantes en particulier au regard du volet social ». C’est inexact ! Le 3 novembre dernier, nous avons organisé un vote en interne, comme la loi nous y oblige, pour nous prononcer sur les deux dossiers de reprise : 11 des 22 salariés se sont prononcés pour le projet Télénantes, 9 contre. 15 salariés ont soutenu l’autre dossier de reprise, 6 l’ont refusé. Voici pour les chiffres !
La difficulté est de résumer en quelques mots l’état d’esprit des salariés dans leur ensemble. S’il y avait un seul point à retenir ce serait qu’unanimement nous souhaitons que cette chaîne poursuive son activité dans les meilleures conditions possibles. Depuis sa création, nous avons déjà connu plusieurs épisodes. Nous avons fait la douloureuse expérience des limites de notre modèle. Nous revendiquons notre savoir-faire.
Nous avons conscience que le Tribunal de Commerce aura à juger le 18 novembre un dossier complexe. Alors, s’il vous plaît, ne le simplifions pas, au risque d’attiser des conflits. Les salariés de NANTES 7 et les téléspectateurs risquent d’en être les principales victimes. »
Laure Bezault
Directrice de la rédaction de NANTES 7
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